Attractivité des marchés financiers africains : Un bilan 2026 globalement positif porté par l’Afrique du Sud, Maurice et la Namibie
Le secteur financier africain enregistre une dynamique favorable avec une nette amélioration des performances pour 21 des 29 pays évalués dans le cadre de l’indice Absa Africa Financial Markets Index 2026, publié en partenariat avec l’OMFIF. Cette tendance haussière découle de la stabilisation des cadres macroéconomiques, du renforcement des réserves de change ainsi que d’une plus grande transparence réglementaire sur le continent.
Dans ce paysage, l’Afrique du Sud conserve son leadership continental avec un score de 85 points, portée par sa maturité réglementaire, la profondeur de ses transactions et la fluidité de l’accès aux devises, devançant ainsi la République de Maurice (77 points) et la Namibie (71 points) sur le podium.
La nouvelle cartographie établie par l’étude met en lumière des trajectoires divergentes au sein des économies régionales. Des nations comme le Cap-Vert (+7 points), le Ghana (+6 points) et la République démocratique du Congo (+5 points) réalisent les avancées les plus significatives de cette édition. En revanche, certaines places financières d’envergure telles que le Nigeria, le Botswana et le Rwanda accusent un repli de deux points, tandis que d’autres marchés comme le Cameroun et l’Éthiopie maintiennent des positions stables dans la partie basse du tableau.
Au-delà des disparités individuelles, l’indice souligne une consolidation globale de l’écosystème financier africain, où près de 70 % des marchés analysés dépassent désormais le seuil des 50 points sur 100. La diversification progressive des instruments d’investissement, alliée au développement des marchés boursiers et des régimes de retraite, constitue désormais le levier central pour consolider l’intégration financière régionale et attirer durablement les capitaux internationaux.