Économie

L’économie de l’Afrique subsaharienne avance bien, mais avec de fortes inégalités entre les pays

La Rédaction • • 2 min
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Selon les récentes projections du Fonds monétaire international (FMI) publiées le 13 octobre 2026, l’Afrique subsaharienne affiche une résilience remarquable avec une expansion attendue du PIB de 4,5 % pour l’exercice 2026, surpassant nettement la moyenne mondiale établie à 3,1 %. Cette vigueur générale masque toutefois de profondes disparités de trajectoire entre des moteurs émergents extrêmement dynamiques, à l’instar du Rwanda (7,4 %), du Bénin (7 %) ou de la Côte d’Ivoire (6 %), et l’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, dont l’activité stagne à un modeste 1 %.

Entravée par des goulots d’étranglement structurels, une dette atteignant 78 % du produit intérieur brut et un chômage endémique avoisinant les 33 %, la locomotive sud-africaine ne parvient plus à impulser le tempo économique régional.

Cette recomposition de la carte de la croissance africaine souligne l’émergence d’économies de taille moyenne portées par des investissements massifs dans les infrastructures et une dynamique démographique favorable, même si le Nigeria (4,2 %) et le Kenya (4,5 %) maintiennent des cadences intermédiaires.

Les analystes soulignent néanmoins que ces performances quantitatives doivent être nuancées au regard de la forte croissance démographique, qui ramène l’augmentation réelle du PIB par habitant à environ 2 %, soulevant ainsi le défi crucial de la transformation de cette dynamique macroéconomique en créations d’emplois durables et en amélioration concrète du niveau de vie des populations.

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