Finances publiques en Guinée : le ratio d’endettement en hausse à 51,5 % du PIB sous la pression des investissements de l’État
Dans son dernier rapport de suivi économique publié le 9 octobre, la Banque mondiale met en lumière une accentuation de la dette publique guinéenne, qui s’est établie à 51,5 % du PIB en 2025. Elle marque un bond de huit points par rapport à l’exercice 2024 (43,5 %).
Cette dynamique baissière des équilibres budgétaires s’explique principalement par une accélération marquée des emprunts contractés sur le marché obligataire intérieur, la dette domestique grimpant à 32,2 % du PIB, pour éponger un déficit budgétaire qui a atteint 8,9 % du PIB.
Bien que les recettes fiscales et minières aient atteint un sommet historique de 18,2 % du PIB grâce à la numérisation des régies financières, la montée en flèche des dépenses d’investissement public et des charges électorales (27,1 % du PIB) a pesé lourdement sur la trésorerie de l’État, entraînant un renchérissement du service de la dette à 1,5 % du PIB.
En dépit de cette tension conjoncturelle sur les finances de l’État, les perspectives à moyen terme demeurent orientées vers une stabilisation progressive, soutenue par les retombées attendues du méga-projet minier de Simandou. L’institution de Washington anticipe en effet un repli graduel du déficit public à 4,5 % du PIB d’ici 2028, accompagné d’une légère décrue du ratio d’endettement global à 50,9 %.
Classée à un niveau de risque de surendettement extérieur jugé modéré lors des dernières évaluations, la soutenable trajectoire financière du pays fera l’objet d’un nouvel examen officiel par les instances internationales avant la fin de l’année 2026.