Mines

Simandou : Rio Tinto ambitionne de porter sa capacité de production à 60 millions de tonnes par an d’ici 2028

La Rédaction • • 2 min
Partager :

Dans un contexte mondial caractérisé par le ralentissement de la demande chinoise et la fluctuation des cours du minerai de fer, la multinationale anglo-australienne Rio Tinto accélère le développement du gisement guinéen de Simandou pour diversifier ses bases d’approvisionnement, jusqu’ici fortement ancrées en Australie.

Selon un rapport d’activité publié le 14 octobre 2026, le groupe a atteint une cadence d’extraction annualisée d’environ 10 millions de tonnes au troisième trimestre 2026 sur les blocs 3 et 4 exploités par la coentreprise SimFer (associant Rio Tinto, le consortium Chinalco et l’État guinéen).

L’objectif affiché par l’opérateur est désormais de sextupler cette cadence d’ici la seconde moitié de l’année 2028 pour atteindre un régime de croisière de 60 millions de tonnes par an, dont 27 millions de tonnes attribuables à Rio Tinto au prorata de ses 45 % de participation indirecte.

Cette montée en puissance opérationnelle s’appuie sur des investissements colossaux, Rio Tinto ayant engagé une enveloppe globale de 6,2 milliards de dollars pour sa quote-part dans la mine et les infrastructures de transport. Le minerai de Simandou, réputé pour sa haute teneur en fer (autour de 65,8 %), offre au géant minier l’opportunité de commercialiser des produits à forte valeur ajoutée environnementale, adaptés aux nouvelles exigences de décarbonation de l’industrie sidérurgique mondiale.

Toutefois, l’atteinte des objectifs de production et d’exportation, qui doivent s’élever jusqu’à 120 millions de tonnes par an à l’échelle du gisement grâce au partage des infrastructures ferroviaires et portuaires avec Winning Consortium Simandou (WCS), reste conditionnée par la finalisation des installations définitives, notamment le concasseur permanent et le terminal portuaire de SimFer dont la mise en service est prévue au dernier trimestre 2026.

Partager :
La Rédaction

Réagir à cet article

Votre commentaire sera publié après modération. Les champs obligatoires sont indiqués.