Transport maritime et logistique : les délais d’attente au port de Conakry passent de 30 à 15 jours
La durée de stationnement en rade des navires au port autonome de Conakry est revenue à 15 jours contre plus de 30 jours auparavant. Une évolution relevée mi-octobre 2026 par le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo.
Mais l’infrastructure portuaire guinéenne demeure confrontée à un niveau d’encombrement élevé. Selon les bulletins spécialisés du groupe de logistique Kuehne+Nagel, la situation reste classée comme sévère au regard des standards internationaux fixant le seuil de perturbation à plus de quatre jours d’attente. L’application de la règle d’attribution des postes à quai au compte-gouttes, limitée à un seul navire par armateur, maintient le port de Conakry à des niveaux de saturation nettement supérieurs à ceux observés dans les plateformes sous-régionales de Dakar, d’Abidjan ou de Freetown.
Cette congestion continue d’entraîner des répercussions financières directes sur la chaîne d’approvisionnement nationale. Pour compenser l’allongement des rotations, la compagnie maritime Hapag-Lloyd applique une surcharge de haute saison s’élevant à 1 750 dollars par conteneur standard et 2 250 dollars pour les conteneurs frigorifiques en provenance d’Asie et d’Océanie, soit un niveau trois fois plus élevé que celui facturé pour le port voisin de Freetown.
Ces frais logistiques supplémentaires, supportés au premier chef par les importateurs de denrées alimentaires et de produits manufacturés, se répercutent directement sur les prix de vente aux consommateurs sur le marché local.