Économie

Burkina Faso : le trésor public lance un emprunt de 100 milliards FCFA pour soutenir le budget 2026

La Rédaction • • 2 min
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Le Trésor public du Burkina Faso sollicite les investisseurs du marché financier régional à travers un emprunt obligataire de 100 milliards de FCFA, soit environ 171,2 millions de dollars. Ouverte du 12 au 30 octobre 2026, cette opération vise à mobiliser des ressources pour financer le budget de l’État. Les souscripteurs peuvent choisir entre trois catégories d’obligations à taux fixe : 6,60 % sur cinq ans, 6,75 % sur sept ans et 7 % sur dix ans.

Chaque titre a une valeur nominale de 10 000 FCFA et les intérêts sont versés tous les six mois. Avec cette échéance maximale de dix ans, le Burkina Faso étend la durée de ses emprunts obligataires, alors que ses précédentes émissions ne dépassaient pas huit ans. Depuis le début de l’année, le pays a déjà mobilisé plus de 1 000 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), notamment pour couvrir ses besoins de financement.

Cette stratégie traduit la place croissante du marché régional dans le financement de l’économie burkinabè, dans un contexte marqué par des dépenses sécuritaires importantes et des besoins élevés en infrastructures. À fin juin 2025, la dette publique du pays s’élevait à 8 311 milliards de FCFA, dont près de 60 % de dette intérieure.

Selon les données citées dans le bilan économique, son ratio d’endettement représentait environ 51 % du PIB en 2025, en dessous du plafond communautaire de 70 %, tandis que le Fonds monétaire international jugeait le risque de surendettement modéré. L’économie bénéficie notamment des performances du secteur aurifère : la croissance aurait atteint 5,3 % en 2025 et les autorités burkinabè prévoient une progression de 6 % en 2026.

Le FMI retient toutefois une estimation plus prudente de 4,9 %. Dans ce contexte, la nouvelle émission doit permettre à Ouagadougou de poursuivre la mobilisation de ressources pour ses priorités budgétaires, tout en maintenant la confiance des investisseurs régionaux.

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