Économie

Or : l’État guinéen veut garder une part de sa production et rapatrier davantage de devises

La Rédaction • • 2 min
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Pendant des décennies, l’or guinéen a quitté le pays sans que l’État n’en conserve la moindre once. Le gouvernement entend corriger cela. Le 1er octobre 2026, sur instruction du président Mamadi Doumbouya, le ministre des Mines, Bouna Sylla, a réuni les sociétés aurifères industrielles et semi-industrielles ainsi que la Banque centrale (BCRG) pour lancer un mécanisme inédit : la BCRG achètera, pour le compte de l’État, jusqu’à 30 % de l’or produit par les compagnies, réglé en francs guinéens et inscrit au compte métal de la banque.

L’objectif affiché est de renforcer les réserves de change et de permettre à l’État de détenir directement une partie de sa richesse, dans un pays qui a produit plus de 2,2 millions d’onces en 2025. Une commission technique, qui associe le ministère, la BCRG et les opérateurs, travaille déjà aux conditions commerciales, aux modalités de paiement et aux délais de livraison.

Second volet de la réforme : le rapatriement des recettes d’exportation. Le ministre a rappelé que les sociétés minières doivent ramener au moins 50 % de leurs revenus d’exportation dans le système bancaire national, un seuil que le gouvernement envisage de relever entre 60 % et 70 % pour mobiliser davantage de devises au service du développement.

Le dispositif s’adosse à la montée en puissance de la transformation locale, avec la mise en service imminente de la Nimba Gold Refinery, qui doit permettre de raffiner et de titrer l’or guinéen sur place, sous le sceau de la Guinée. La règle est posée sans ambiguïté par Bouna Sylla : « La décision est prise, il n’y aura pas d’exportation de l’or non raffiné en Guinée. »

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