Le Ghana candidat pour rejoindre les BRICS et cherche l’appui de l’Inde
Le Ghana a officiellement décidé d’engager une démarche pour intégrer les BRICS, après l’approbation de cette orientation par son Conseil des ministres. L’annonce a été faite à Accra par le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, à l’occasion de la visite de son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar.
Pour Accra, cette initiative doit permettre de diversifier ses partenariats économiques et diplomatiques et de renforcer ses marges de manœuvre dans un contexte de relance économique. Le gouvernement ghanéen souhaite notamment obtenir le soutien de New Delhi, membre fondateur des BRICS, alors que les échanges commerciaux entre les deux pays ont fortement progressé, passant d’environ 3 milliards de dollars en 2024 à près de 7 milliards actuellement.
Les deux États ont d’ailleurs signé des accords dans l’agriculture ainsi que dans les sciences et technologies, avec l’ambition d’élargir leur coopération à d’autres secteurs.
Cette volonté d’Accra s’inscrit dans la stratégie économique dite « New Economy », qui met l’accent sur la croissance, l’emploi, l’industrialisation et une meilleure valorisation des ressources nationales. Le ministre ghanéen défend notamment une transformation locale accrue des matières premières et une coopération fondée sur des relations plus équilibrées entre partenaires.
L’adhésion aux BRICS ne signifierait toutefois pas un éloignement des partenaires traditionnels du Ghana, qui entend conserver ses liens avec les institutions de Bretton Woods et d’autres acteurs financiers. Si l’Inde s’est montrée favorable à la démarche, elle rappelle que toute nouvelle adhésion relève d’une décision collective des membres du groupe.
Le Ghana doit encore préciser le calendrier de sa candidature et déterminer s’il vise le statut de membre à part entière ou celui de pays partenaire.