Financement des infrastructures : la Guinée cherche un emprunt obligataire de 455 millions de dollars
L’État guinéen franchit un nouveau jalon stratégique dans le financement de ses infrastructures en lançant, ce 25 septembre 2026, un emprunt obligataire par Appel Public à l’Épargne (APE) d’un montant de 2 500 milliards de francs guinéens (environ 455 millions de dollars). Cette opération d’envergure, conduite sous la houlette de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, propose une maturité de cinq ans adossée à un taux d’intérêt annuel de 11 %.
Elle fait suite au succès de l’émission de 2025 qui avait permis de mobiliser 1 500 milliards GNF et vise à financer les chantiers énergétiques et de transport du programme « Simandou 2040 », tout en stimulant le marché national des titres publics.
Pour orchestrer ce montage financier d’envergure, le gouvernement guinéen a renouvelé sa confiance à la filiale locale de la banque camerounaise Afriland First Bank, désignée comme arrangeur et chef de file de l’opération, selon le Confidentiel Afrique.
Sous la direction de Guy Laurent Fondjo, l’établissement bancaire se trouve de nouveau au cœur du dispositif de mobilisation des ressources de l’État. Néanmoins, ce choix suscite des réserves au sein du paysage financier de la capitale, où certains observateurs pointent du doigt les controverses passées liées à la gestion du fonds MIFA sous le régime précédent, s’interrogeant sur les garanties de gouvernance entourant la conduite de ce projet futuriste majeur.