Minérais critiques : Washington et Abuja négocient un rapprochement stratégique
En marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le ministre nigérian des Mines, Dele Alake, a dirigé ce mardi 22 septembre 2026 des échanges intergouvernementaux axés sur le potentiel minier africain, confirmant l’accélération des pourparlers entre le Nigeria et les États-Unis. Déjà stimulé par plusieurs rencontres ministérielles et des discussions à la Maison Blanche, ce rapprochement vise à concrétiser un partenariat sur l’ensemble de la chaîne de valeur minière, de l’extraction à la transformation.
Alors qu’un mémorandum d’entente est envisagé, cette alliance potentielle permettrait à Washington de sécuriser ses approvisionnements en métaux stratégiques, à l’image du lithium, du fer ou des terres rares, tout en offrant à Abuja une opportunité clé pour diversifier son économie, estimée à 700 milliards de dollars dans ce secteur, hors du tout-pétrole.
Si les convergences d’intérêts apparaissent claires entre l’apport de capitaux américains et la valorisation du sous-sol nigérian, la véritable portée de cette coopération résidera dans la feuille de route opérationnelle qui sera adoptée. Pour le Nigeria, l’enjeu crucial ne se limite pas à l’exportation de matières brutes, mais repose sur l’attraction de technologies avancées pour structurer une industrie de transformation sur son territoire.
Inspiré par les mécanismes de financement déjà déployés par les États-Unis en République démocratique du Congo, le gouvernement nigérian devra transformer ces annonces diplomatiques en projets industriels tangibles pour garantir une réelle retombée économique nationale.