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Bauxite guinéenne : 13 805 milliards GNF d’écart entre les déclarations minières et le prix de référence

La Rédaction • • 2 min
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L’application du prix de référence de la bauxite, instauré par l’arrêté conjoint du 6 juillet 2022, a été remise en question lors de l’examen du volet recettes du projet de loi de finances rectificative 2026. Selon les données présentées dans le rapport parlementaire, seules quatre des treize sociétés minières en activité respectaient ce mécanisme en 2023.

Les autres entreprises auraient notamment justifié leur non-alignement par des clauses d’exonération figurant dans leurs conventions d’établissement. Les écarts entre les chiffres d’affaires déclarés et les montants calculés sur la base du prix de référence atteindraient au total 13 805 milliards de francs guinéens, soit environ 1,6 milliard de dollars. Parmi les cas cités, la COBAD présente un écart de 5 189,46 milliards GNF, tandis que celui de CHALCO est évalué à 3 180,06 milliards GNF.

Ces différences relancent le débat sur l’application des règles de valorisation de la bauxite et sur les recettes que l’État pourrait mobiliser grâce à son secteur minier. Si certaines sociétés, notamment GAC et SMB, affichent des taux d’alignement proches de 98 %, d’autres présentent des niveaux nettement plus faibles. Face à ce constat, les députés ont appelé le président de la République à veiller à l’application effective du prix de référence intérimaire.

L’enjeu porte notamment sur l’articulation entre les engagements contractuels accordés aux sociétés minières et les mesures réglementaires destinées à renforcer les revenus publics. L’objectif est de mieux valoriser les ressources nationales et de garantir que leur exploitation contribue au financement du développement de la Guinée.

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