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Simandou : 350 millions de dollars de recettes attendues pour l’État guinéen en 2026

La Rédaction • • 2 min
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Le projet minier de Simandou devrait générer environ 350 millions de dollars de recettes pour les finances publiques guinéennes en 2026, selon Mohamed Lamine Conté, premier vice-gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). Lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative, le 24 octobre, il a souligné que ces revenus pourraient équivaloir aux recettes cumulées des autres projets miniers du pays.

Cette perspective s’inscrit dans un contexte économique international marqué par le ralentissement de la croissance, la hausse de l’inflation et le renchérissement du pétrole, dont le prix moyen est estimé par le FMI à 96 dollars le baril en 2026. En Guinée, ces pressions se répercutent notamment sur les coûts des importations, du transport maritime et des financements extérieurs.

Malgré ces contraintes, les estimations de la BCRG font état d’une croissance économique de 8,6 % pour 2026, après 7,1 % en 2025, soutenue notamment par la progression des activités minières et la montée en puissance des exportations de minerai de fer de Simandou.

Face à ces perspectives, le responsable de la BCRG a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des revenus issus de l’exploitation minière. Selon lui, l’afflux de ressources financières peut soutenir le développement national, mais une utilisation mal maîtrisée risque également d’accentuer les tensions inflationnistes et d’augmenter les coûts de production, au détriment de secteurs comme l’agriculture, l’industrie et les services.

L’enjeu pour les autorités guinéennes sera donc de convertir les recettes attendues en investissements productifs, en renforçant notamment les capacités économiques nationales et en favorisant une croissance durable. La montée en puissance de Simandou représente ainsi une opportunité importante pour les finances publiques, à condition que les revenus générés soient gérés de manière à limiter les déséquilibres économiques et à élargir les retombées au-delà du secteur minier.

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