Nigeria : les licences pétrolières inactives bientôt retirées
La Commission nigériane de régulation de l’amont pétrolier (NUPRC) prévoit, à compter du 30 octobre 2026, de retirer les licences dont les titulaires n’ont pas engagé les activités requises dans les délais réglementaires. Cette mesure concerne les blocs onshore restés sans activité pendant trois ans et les actifs offshore concernés par une période de cinq ans.
Présentée le 20 octobre à Lagos par la directrice générale de l’institution, Oritsemeyiwa Eyesan, lors d’un atelier réunissant des détenteurs de licences attribuées en 2022-2023 et en 2024, cette décision vise à accélérer la mise en valeur des ressources pétrolières.
Le régulateur précise que l’absence de financement ou de partenaires techniques ne justifiera plus automatiquement une prolongation. La mesure vise les licences sans activité dans les délais prescrits, et non systématiquement tous les blocs qui ne produisent pas encore de pétrole.
Cette orientation prolonge les avertissements adressés aux opérateurs en juillet concernant le respect de leurs programmes de travaux et de leurs engagements financiers. En septembre, la NUPRC avait également annoncé un suivi plus strict des permis liés à la valorisation du gaz torché, avec la possibilité de sanctions en cas de progrès insuffisants. Le bilan des transferts d’actifs reste contrasté : certains opérateurs ont relancé des champs auparavant inactifs, tandis que d’autres ont enregistré une baisse de production après leur reprise.
Les 22 entreprises conviées à l’atelier ont été appelées à viser leurs premiers barils dans un délai de 18 mois. Le régulateur estime que les nouveaux titulaires pourraient contribuer à hauteur d’environ 250 000 barils par jour à la production nationale sur cinq ans. Le retrait des licences non exploitées doit ainsi permettre de réattribuer les actifs à des opérateurs disposant des moyens techniques et financiers nécessaires à leur développement.