Mines : un décret interdit l’exportation d’or brut et impose la transformation locale
Le président guinéen Mamadi Doumbouya a signé un décret qui interdit l’exportation d’or brut d’une pureté inférieure à 99,5 % après une période de transition de 90 jours. Cette réforme oblige les opérateurs à approvisionner en priorité les raffineries locales agréées au prix du cours international, avec l’objectif de transformer la ressource sur place et de n’exporter à terme que de l’or raffiné certifié.
Pour accompagner cette transition, le gouvernement guinéen révisera les conventions minières existantes sous 30 jours et encadrera strictement l’installation de nouvelles unités industrielles selon des critères techniques et environnementaux exigeants.
En parallèle, le décret renforce la transparence du secteur grâce à la création d’un registre national de traçabilité aligné sur les standards internationaux de l’OCDE. La surveillance de l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction jusqu’aux frontières, sera assurée par une action conjointe de la Banque centrale, des douanes, de la Direction des Mines et des services anti-corruption.
Des sanctions administratives et pénales strictes sont prévues pour réprimer les fraudes, marquant une volonté forte de l’État de capter une plus grande valeur ajoutée et de moraliser la filière aurifère nationale.