Accord de 3 milliards de dollars avec la Banque mondiale : les explications de la ministre des finances
À l’occasion du séjour à Conakry, depuis le 3 octobre, d’une importante délégation de la Banque mondiale, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a présenté celle-ci au Chef de l’État dans le cadre du lancement du nouveau Cadre de partenariat couvrant les sept prochaines années.
Selon la ministre, ce cadre, approuvé en juin dernier à Washington par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, prévoit plus de 3 milliards de dollars d’engagements, un niveau inédit pour la Guinée. « Les engagements sur la période de ce cadre de partenariat s’élèvent à plus de 3 milliards de dollars, une première pour le pays », a-t-elle souligné, mettant en avant le renforcement considérable de la coopération entre Conakry et l’institution de Bretton Woods.
Au cours de l’audience, les échanges ont notamment porté sur les priorités de transformation et de diversification de l’économie guinéenne, ainsi que sur la valorisation des ressources naturelles au bénéfice des populations. « Le chef de l’État a réitéré son engagement pour la transformation de notre économie, son engagement pour sa diversification, mais aussi pour l’utilisation de nos ressources naturelles afin de créer des conditions favorables pour nos populations », a rapporté Mariama Ciré Sylla.
La ministre a également insisté sur l’importance du capital humain, des infrastructures, de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que sur l’amélioration des conditions de vie. « Ces financements et ces appuis techniques vont nous permettre d’avoir une jeunesse mieux formée, des infrastructures construites, des jeunes entrepreneurs, des femmes entrepreneures et surtout des améliorations concrètes des conditions de vie de nos populations », a-t-elle expliqué.
Cette nouvelle coopération s’inscrit également dans la vision portée par Simandou 2040, dont l’ambition est de faire de la croissance et des ressources minières un véritable levier de développement inclusif. Pour la ministre, il s’agit surtout de veiller à ce que « la richesse minière, la richesse naturelle de la Guinée se traduise en résultats pour nos populations en termes d’emploi et de prospérité partagée ».
Elle souhaite ainsi que la croissance attendue dans les prochaines années se traduise par des effets tangibles sur le quotidien des Guinéens, notamment sur leur pouvoir d’achat et leurs conditions de vie. La ministre a par ailleurs salué les travaux engagés avec les représentants de la Banque mondiale, notamment autour des accords de financement et des investissements destinés à soutenir des secteurs stratégiques du développement socio-économique du pays.