Afrique subsaharienne : la Banque mondiale révise à la hausse sa prévision de croissance à 4,3 % pour 2026
Portée par la mise en œuvre de réformes structurelles et une gestion macroéconomique assainie dans plusieurs grandes économies du continent, notamment au Nigeria, en Éthiopie, en Angola et en Zambie, la croissance en Afrique subsaharienne est désormais projetée à 4,3 % pour 2026, contre 4,1 % estimés précédemment.
Dans son rapport économique publié ce mardi 6 octobre, la Banque mondiale souligne la résilience de la région face au choc énergétique mondial causé par le conflit en Iran et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. Toutefois, l’institution tempère son optimisme en pointant du doigt la persistance d’un lourd service de la dette, stabilisée à 57 % du PIB mais pesant sur près de la moitié des États, un revenu par habitant en faible progression (+1,8 %) et des risques climatiques ou géopolitiques qui freinent encore l’impact réel de cette reprise sur la réduction de la pauvreté.
Pour transformer ces avancées macroéconomiques en opportunités d’emplois durables, la Banque mondiale préconise une adoption stratégique et pragmatique de l’intelligence artificielle. En tirant parti de solutions technologiques à faible coût et accessibles sur des équipements abordables, à l’image des outils d’aide à l’apprentissage, des applications de diagnostic agricole ou des logiciels de gestion comptable pour les PME, le continent peut accroître sa productivité sans nécessiter d’infrastructures lourdes.
Cette transition vers une économie numérique inclusive devra toutefois s’appuyer sur la mutualisation des centres de données et un cadre juridique renforcé en matière de protection des données.